Categorie Méditation

La prière a une grande efficacité

Des choses tristes se passent sur la terre. L’Éthiopie souffre d’un taux dangereusement élevé (estimé à 70%) de mariage d’enfants enlevés. Il y a peu : sept hommes ont enlevé une jeune fille de 12 ans, l’ont battue et l’ont forcée à se marier avec l’un deux. Elle a réussi à s’échapper et lorsque les hommes l’ont retrouvée, ils ont fait face à de sérieux ennuis. Plusieurs lions c’étaient rassemblés autour de la jeune fille, éloignant ses agresseurs et la protégeant pendant toute une demi-journée. L’agent de police a déclaré : « les lions ont monté la garde jusqu’à ce qu’on la trouve puis l’ont laissée là comme un cadeau, et sont retournés dans la forêt. » (Wim collier “Notre marche quotidienne vers Dieu” vol. 1, 5 novembre).

Di...

La pêche miraculeuse… des autres

Merci de nous rejoindre au bord du lac Vezouze, où papa irrité par ses maigres reprises, et moi en retrait, entouré à droite et à gauche des deux “charpagnettes” (on pourrait dire “ Romanichel”).
Mais que font ces deux-là ? Ils ont déposé à terre un fil de nylon avec au bout un hameçon, enroulé autour d’un morceau de carton. Ah ah, ils sont drôles… c’est tout leur attirail de pêche ? Dans mon coin je pense : « Eh bien, ils ne sont pas prêts de prendre des poissons ! » Et je ne considère avec admiration les belles cannes à pêche en bambou de Papa, son attirail, tambatte et trayatte, à portée de mains pour l’heureux cas où… ?

Nos deux gaillards, sans-gêne, bruyant comme tous, (je jette un œil sur le regard courroucé sans retenue de papa) sortent chacun ...

Bonsoir madame la Lune

Merci d’avoir suivi la déception de papa en prenant sa première grémille, elle fut bientôt suivie d’une deuxième qui eut pour effet d’irriter papa qui espérait une meilleure prise pour améliorer les maigres menus achetés après la guerre, un trop long temps avec tickets.

Pour ajouter de l’huile sur l’irritation de papa, deux jeunes se pointèrent. L’un se mit à sa droite, l’autre à sa gauche comme les deux brigands à la Croix. D’ailleurs mes parents ne les avaient pas “en odeur de sainteté”. Nous les connaissions un peu, ils habitaient en face, un peu plus haut que chez nous...

Amener son père au Seigneur (6)

La bonhommie de papa en société, son humour, lui occasionnaient souvent d’être invité aux repas confectionnés par maman : « Venez nous faire rire ! » Il ne s’en privait pas, usant du ton de sa voix, s’exprimant posément pour que tout le monde comprenne le comique de l’histoire.

Il me vient en mémoire quelques brides d’une soi-disant lettre d’une maman à son fils, exécutant son service militaire. « Ton père te fait parvenir dans cette lettre dix francs sans que je le sache. Quant à moi, je vais t’envoyer des chemises neuves faites avec des vieilles de ton père, et aussi ton frère a avalé une pièce de 100 sous. Le médecin, alerté, a réussi à récupérer quatre francs cinquante vu que le reste était dissous...

Amener son père au Seigneur (5)

Avant d’attaquer cette nouvelle rubrique, un petit détail montrant le côté sensible de papa. Il partit un jour à bicyclette aux Mossus après le repas de midi pour une longue après-midi passé au calme, en cultivant, plantant, bêchant, arrachant les mauvaises herbes.

Le soir était bien avancé, l’obscurité peu à peu gagnait sur le jour et toujours pas de papa. Je voyais maman de plus en plus contrariée et inquiète. Ça y est cette fois-ci, la nuit est entièrement tombée. Ce n’est pas normal, ce n’est pas dans ses habitudes. « Maman, veux-tu que j’aille au-devant de lui ? » M’apprêtant un peu inquiet à parcourir le chemin qu’il a dû emprunter le matin, j’entends tout à coups avec soulagement le sifflet caractéristique de mon géniteur...

Amener son père au Seigneur (4)

Pour ne pas lasser le lecteur, je vais laisser aujourd’hui la pêche aux âmes pour parler de la pêche aux poissons, mais d’abord du jardin.

Les deux grandes passions de papa étaient le jardin et la pêche...

Amener son père au Seigneur (3)

Visite surprise…

Quelques mois après “nos” mariages (mon frère s’est marié deux mois après moi), je reçus une lettre de maman : « André, nous viendrons demain. » La “cuisinière” Simone me dit : « Nous ? Penses-tu que ton père est inclus dans ce “nous” ? » Je lui répondis : « Mettons toujours une assiette pour papa. S’il n’est pas là, nous l’enlèverons, mais s’il est là et qu’il n’a pas d’assiette, nous serions mal. » Et ce fut l’attente… Mon têtu de père – en désaccord complet avec ce que je fais – tiendrait-il sa promesse de ne jamais venir chez moi, ou son cœur, labouré par la prière, cèderait-il ? Une assiette fut préparée pour lui et il était là...

Amener son père au Seigneur (2)

Deux années passèrent. Les visites mensuelles bienvenues de maman véhiculée par mon frère Claude et ma futur belle-sœur étaient toujours sources de ressourcement pour le grand solitaire (non endurci !) que j’étais ! Puisque “Lagardère” ne venait pas à moi, j’allais chaque mois voir mon “Lagardère” de papa, qui ne se privait cependant pas, de m’exprimer le plaisir de me voir. J’étais accompagné toujours par de petits cadeaux qui, je savais, lui feraient plaisir, malgré les obligations limitées de ma bourse, où en souriant, je disais : « Je suis le chevalier de la bourse plate. »

Comme je l’ai écrit à notre mariage, sur le quatuor familial, seule maman participa à la cérémonie de bénédiction...

Amener son père au Seigneur (1)

Il n’est pas facile d’amener ses proches au Seigneur. Jésus dit : « Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie et dans sa maison. Et il ne fit pas beaucoup de miracle dans ce lieu, à cause de leur incrédulité. » (Matthieu 13v57-58).

Jeune chrétien enthousiaste, j’ai manqué de beaucoup de sagesse. Je disais à Jean, mon papa : « Imagine qu’en traversant la rue, tu sois renversé par une voiture et que tu meures : où irais-tu ? » (Car je savais qu’il croyait à l’éternité !). Il était alors furieux contre moi et me disait : « Quoi ? Un fils qui souhaite la mort de son père ! C’est ça un croyant ? Quelle honte !! »

Un jour, excédé, il me dit : « Je t’interdis de me parler de ton Jésus au risque que je ne te passe par la fenêtre ! » (Je vou...

Adieu, maman !

Le brusque départ de son petit logement fut un bouleversement pour chacun de nous. Finies pour nous les virées mensuelles à Lunéville, les visites avec elle dans les Vosges. C’était triste de la voir diminuée, elle si altruiste, visitant des connaissances dans les EHPAD, leur apportant une part de tarte maison ou de gâteau confectionné toujours avec amour. Préparant avec cœur chaque semaine des repas équilibrés, pour ceux qu’elle appelait « les clochards », c’est-à-dire des gens sans le minimum de ressources ou de chaleur, organisé par la paroisse et dont la plupart des produits étaient fournis par la Banque Alimentaire.

C’était pénible de la voir diminuée, et petit à petit, même de ne plus nous reconnaître...