Archives mensuelles juin 2020

Les petits commencements (2)

Merci pour votre patience …
Oui, après le départ de Benoît, je me suis senti très inhabituellement mal à l’aise.

Sans vouloir exagérer mes capacités et en toute objectivité, je ne suis pas un homme spécialement « trouillard ». Lorsque j’étais ado, nous connaissions un garde-chasse à la forêt de Mondon – son fils allait au collège dans ma classe et il participait sans grand intérêt aux leçons bibliques d’école du dimanche avec moi. Il s’appelait Bauer, semble-t-il, nom qui témoignait de ses origines alsaciennes, tout comme moi d’ailleurs ! Ils habitaient une maison forestière au centre de la forêt. Son papa donc, nous avait indiqué où se trouvait un sanglier solitaire et où se trouvait la bauge cachée par des buissons où il se vautrait la nuit...

Les petits commencements (1)

Nous sommes vers la mi-septembre 1970. Cela fait 2 ou 3 week-ends que je viens à Chaumont. J’ai officiellement la responsabilité de quelques chrétiens de cette ville- certains plus satellites qu’attachés à Christ – dans laquelle je suis chargé de présenter l’Évangile.
Le samedi soir, après la réunion de 15h où je partage simplement la parole de Dieu, un des rares jeunes du petit groupe, Benoît 15/16 ans, aime rester avec moi et partager mon repas fait de casse-croûte ou de tartines.
Il me parle très librement et m’ouvre son cœur :
– Pouvez-vous prier pour moi car j’ai toujours peur ?
Je le regarde sceptique. Il est bâti comme « une armoire à glace » et a des mains comme des taloches d’apprenti maçon...

La foi et la persévérance héritent des promesses

Il me revient en mémoire une histoire arrivée à un enfant de 8 ans. Il s’agit d’Erino Dapozzo, un évangéliste italien avec qui j’ai correspondu et surtout avec son épouse Marguerite après le décès d’Erino en 1976. Un couple au cœur admirable et fort altruiste.
Permettez-moi de raconter une aventure de ce frère lorsqu’il avait 8 ans, en 1913.
Il avait l’habitude d’acheter 1kg de pain pour la famille mais un jour sa maman lui dit : – Il nous manque 20 centimes, ne prends qu’une livre !
Une livre, alors que nous sommes 5 enfants à la maison, pense Erino.… Il décide alors de prier de cette manière : -Seigneur tu sais que je ne suis pas ton enfant, mais ma maman l’est ! Tu sais comme elle est gentille...

Demain peut-être…

Aujourd’hui, le hasard de mes lectures me conduit à découvrir un témoignage paru dans le calendrier Vivre du 9 octobre 2017. L’auteur du nom de Bernard Doise parle d’un homme sympathique, intéressé : « La Bible l’intriguait car son épouse l’invitait régulièrement à l’église, mais lui avait toujours autre chose à faire. Il voulait gagner de l’argent pour donner plus d’aisance aux siens. Il sacrifiait ses weekends pour un meilleur salaire. Il avait eu une vie difficile et maintenant, il voulait s’en sortir pour donner du bonheur aux siens… Quelques semaines plus tard, il était frappé par une grave maladie qui l’a emporté laissant une épouse éplorée et un enfant en bas-âge...

Jésus notre encouragement

Romains 11 v.29 : « Dieu ne se repend pas de Son appel. »
L’appel était là, c’est la motivation qui ne l’était pas… Mais afin que je ne sois pas découragé, et bien qu’ils soient étrangers aux combats qui faisaient rage dans mon cœur, deux de mes proches et même trois me parlèrent avec droiture et compassion.
La première fut ma chère maman – yeux dans les yeux – je revois encore le lieu et j’entends encore le ton de sa voix cherchant de tout son cœur à m’aider :
-Tu sais André, après avoir habité à Nazareth où il a exercé le métier de charpentier avec son père terrestre Joseph, le Christ n’est pas resté à Nazareth lorsque Dieu l’a appelé à annoncer la Bonne Nouvelle; il est partit et a semé la Bonne Parole.
Je ne pouvais qu’acquiescer...

Décembre 1968 (2)

Cet ami, familièrement assis sur mon bureau et dont je désirais la présence, parla à mon cœur.
– André, je te veux à mon service !
C’était donc cela le changement qui allait intervenir !
– De quelle manière, Seigneur ?
– Je voudrais que tu quittes ton travail et intègres une Ecole Biblique pour te former.
Très honnêtement, ça n’avait pas – à cette époque – effleuré mon esprit. Ça tournait à 100 000 tours minute dans ma tête… Alors, comme Moïse et d’autres au moment de leur appel (mais toutes proportions gardées), je répondis :
– Mais, si je quitte mon travail, je n’aurai plus de salaire. Comment ferais-je pour vivre ?
Sa réponse, je la pressentais :
– Je m’occuperai de cela
Mais j’avais une autre objection :
– On vient de me diagnostiquer un ulcère à l’es...