Archives mensuelles juillet 2020

Dans les Alpes (1) : secoué mais secouru

J’apprécie la lecture du recueil de méditations d’Aiden Wilson Tozer (1897 – 1963), « Renouvelé de jour en jour » et me suis tout naturellement intéressé à sa vie. Voici comment il devint chrétien.

Un après-midi, alors que le garçon rentre chez lui après son travail chez Goodyear, il entend les paroles d’un prédicateur de rue :
– Si vous ne savez pas comment être sauvé, remettez-vous simplement à Dieu.
Arrivé à la maison, il monte les escaliers et entre au grenier. C’est là que ce jeune homme de 17 ans se convertit au Seigneur Jésus-Christ. Les moyens de Dieu sont illimités, quand il trouve un cœur bien disposé. Chaque rencontre avec le créateur est différente, voici la mienne.

Une lettre de mon ancien aumônier militaire, Marc Atger, m’apprend qu’un camp de j...

Il faut que tu vives

Nous sommes en 1956, un soir d’hiver, nous avons décidé de jouer à cache-cache. C’est moi qui colle et dois compter jusqu’à 200. Je prends mon temps. Il fait nuit, le ciel est constellé d’étoiles que j’admire. Et soudain, curieusement, une pensée me traverse : « Dans notre maison de 14 locataires, (tous des ouvriers de l’usine logés à des prix minimes) tout le monde a une religion mais personne ne pratique. Cette religion ne sert qu’aux enterrements. Personne ne s’occupe de Dieu… ».
Alors, avant de me jeter à la recherche de mes camarades de jeu, je prends une décision qui me paraît héroïque (j’avais 15 ans) pour ce milieu dit « déchristianisé » mais qui en réalité ne l’a jamais été :
– Si personne ne s’occupe de toi, moi je m’occuperai de toi !
Héroïque en paroles, m...

Sauvé par un clochard

Une lecture de ce matin m’a interpellé.

Un ami de Charles Simon, prédicateur du 19e siècle, a découvert que même après sa retraite (suite à 54 ans de ministère) celui-ci continuait à se lever très tôt tous les jours pour prier et étudier les écritures. Lorsqu’il lui suggéra de lever le pied, il a rétorqué :  -Je devrais maintenant arrêter de courir de toute mes forces alors que la ligne d’arrivée est en vue ?

Personne ne sait réellement quand sa ligne d’arrivée sera en vue. Pour ma part, j’ai à peine 50 ans de ministère mais je réalise qu’il faut que je l’applique à raconter toutes les choses merveilleuses vécues avec mon Créateur.

Je suis au printemps 1971 à Chaumont, où j’exerce mon ministère depuis moins d’un an...

Jésus mon avocat

J’ai encore fait, sous le soleil de plomb espagnol de ce mois d’Août 1968, de bien intéressantes expériences.

Lorsque le soleil dardait un peu moins de ses rayons en fin d’après-midi, j’allais un peu m’aérer sur les chemins sinueux de cette région montagneuse. Un jour, j’aperçois une simple jeune femme entourée de 3 marmots en bas-âge, agrippés à sa robe comme une garde fragile. Elle portait sur sa tête un très gros fagot de bois morts. Sans doute pour faire cuire le repas car ici bien sûr, il n’y a pas de gazinière. Ce qui me surprends dans ce charmant quatuor des temps reculés, c’est le fait que cette femme chante à tue-tête...