In memoriam (2)

En 1970, alors que j’étais étudiant à l’Institut biblique, nous avons visité l’exposition « Le Louvre et la Bible ». Son directeur était alors André Parot, pasteur et explorateur renommé, auteur de nombreux ouvrages sur la Bible et l’archéologie.
Visitant ensuite une galerie des trésors de l’art, j’ai découvert le radeau de la Méduse de Géricault et en face l’énigmatique sourire de la Joconde qui peu auparavant avait été tailladée par un visiteur et dont un large cordon maintenait les amateurs à distance.
Devant la profusion des tableaux à admirer, à droite, à gauche, et même au plafond, j’ai malencontreusement heurté le cordon et me suis fait vertement tancer par le gardien.
Il m’est alors venu cette pensée : un jour ce tableau sera détruit, alors que restera à jamais (selon Matthieu 10: 42) « le verre d’eau froide donné à l’un de ces petits, parce qu’ il est disciple de Jésus-Christ. En vérité, il ne perdra pas sa récompense. »
Je n’emmènerai rien avec moi de ma pauvre abondance matérielle. Je laisserai tout alors que restera-t-il de mon passage sur cette terre ?

 

– André