Dieu aime les jeunes (1)

Dans mon récit « La prière d’un ado », j’ai parlé de Jean-Luc et j’aimerais aujourd’hui partager une autre expérience que j’ai vécue avec Lui.
Un dimanche, il vient me trouver et me montre son poignet recouvert de verrues disgracieuses :
– Mon grand-père me dit qu’il connaît un guérisseur capable de me faire passer ces verrues, mais moi je ne veux pas, je veux que ce soit Dieu qui me guérisse. Peux-tu prier pour moi ?
Je le fais de très bon cœur et avec foi. Il revient le dimanche suivant et me fait constater qu’hélas, elles sont toujours là. Il me dit alors :
– J’avais dit à mon grand-père que je laissais 1 mois à Dieu pour me guérir… Il ne reste plus que 3 semaines…
La semaine suivante, navré il m’annonce : – Il ne reste que 2 semaines…
Interpelé par ce défi, je redouble d’intercession, sachant que ce sera non seulement un témoignage pour Jean-Luc mais aussi pour son grand-père qui tient un hôtel restaurant « routiers » de bonne réputation.
Le dimanche suivant, c’est le même scénario navrant.
– Plus qu’une semaine, me dit-il un peu troublé.
J’interpelle alors Celui à qui je consacre ma vie :
– Pourquoi ne réponds-Tu pas ? Il y a des enjeux pour Ta Gloire !!!
Le vendredi de la semaine suivante, j’ose à peine regarder ce cher ado mais je lis sur son visage : « Dernier délai, dimanche ! ». Je crie dans mon cœur:
– Seigneur s’il te plaît, manifeste-Toi !
Le dimanche, je retrouve Jean-Luc… radieux et enthousiaste ! Joyeusement, il me montre sa main redevenue parfaitement saine.
– Hier soir je les avais encore, et ce matin à mon réveil : Regarde !
Sa main était aussi nette que la mienne.
Quelques temps plus tard, son grand-père est venu au Seigneur mais ceci est une autre belle histoire. Et me tournant avec reconnaissance vers le Seigneur, j’ai compris qu’Il me disait : – Mais pourquoi a-t-il donné un mois de délai ? J’étais capable de le guérir le 1er jour !

Aujourd’hui, je suis chez Mme Hémeret, une jeune femme eurasienne contactée au colportage. Son ainé, Alix, un sympathique garçon de 16 ans environ aux yeux en amande, écoute attentivement mon partage de l’Évangile. Je sens tout à coup très fort dans mon cœur que je dois l’inviter à partager mon repas pour approfondir le témoignage. Mon problème : je n’ai pas d’autre moyen de locomotion que ma bicyclette. Alix a une bicyclette et il est disposé à me suivre. A mi-chemin, je m’arrête et après avoir réfléchi je lui dis:
– Alix, je ne sais pas exactement ce que nous allons manger, mais j’ai cette conviction que Dieu va pourvoir. Aussi, je t’ai invité pour que tu sois témoin d’un miracle !
C’est fou les convictions que Dieu peut mettre dans nos cœurs. « Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. » nous rappelle 1 corinthiens 1 :23

Nous repartons ensuite mais j’ai le cœur confiant, impatient et curieux de connaitre comment Dieu va pourvoir…
Je m’attendais presque à voir un paquet de nourriture devant la porte, il n’en est rien. Alors comment Dieu va-t-il faire ? Je n’ai qu’une lettre, une missive de la police m’invitant à passer au commissariat pour « affaire vous concernant ».
J’ai bonne conscience, j’y vais sans crainte, Alix sur mes talons. Là, bonne surprise : le guichetier me dit : – Il y a un an et un jour, nous nous avez rapporté 55 francs que vous aviez trouvés, agrafés à un trombone. Personne ne les a réclamés, ils sont donc à vous. Veuillez signer là.

Ah, c’est vrai, j’avais trouvé cette somme à terre. Pensant que c’était peut-être un gamin à qui les parents avaient demandé de faire des courses, je les avais apportés au commissariat au cas où ils se manifestaient là. Bien entendu, « beaucoup d’eau avait coulé sous les ponts » pendant cette année. J’avais complétement oublié cette affaire et de toute façon, je ne m’étais pas donné la peine de retenir la date de cette trouvaille. J’ignorais donc totalement qu’aujourd’hui cela faisait un an et un jour ; ni que notre « corbeau » du jour serait la police. Allusion au prophète Elie qui jour après jour était « ravitaillé par les corbeaux », obéissants à l’ordre de Dieu d’alimenter son prophète au torrent de Kerith (1 rois 17 :3 à 6)).
Alix jubile :
– Tu me l’avais dit, Dieu a pourvu à notre repas !
Et je le laissais choisir le menu au supermarché qui se trouvait juste en face du commissariat.
Plus tard, il fréquenta les réunions et répondit à l’appel de Christ de le suivre.

Merci Seigneur pour les « corbeaux » que tu utilises encore aujourd’hui comme autrefois.

-André

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