Dieu nous parle

Dieu parle par des gens sans grande valeur morale ou spirituelle…

Job 33 v 14 : » Dieu parle tantôt d’une manière, tantôt d’une autre, et l’on n’y prend point garde. »

Je suis toujours étonné de la manière dont Dieu nous parle. Au Psaume 32 v 8, il dit : « Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre. Je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi. »

Évidemment, j’ai compris que Dieu m’instruit par Sa Parole que j’aime lire chaque jour. C’est une nourriture pour mon âme. Hébreux 5 v 4 nous apprend que « la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal. Jésus disait : Jean 4 v 32 « J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. » et au verset 34 « Ma nourriture est de faire la volonté celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre ».

Le Psaume 119 qui est le plus long nous indique au moins 170 fois que la Parole, les Commandements, les sentences, les lois de dieu sont un trésor, à observer, à garder, à vivre.
Le Psalmiste nous invite à demander à Dieu:

  • v 130 de nous aider à comprendre Sa Parole
  • v 131 de nous donner soif de ses commandements
  • v 133 de nous empêcher d’être dominé par le malheureux
  • v 135 de nous faire expérimenter son Amour inébranlable
  • v 137 de nous guider sur le droit chemin car il est Juste
  • v 138 de nous donner la sagesse fondée sur la fidélité

C’est à mes yeux le seul moyen de trouver la Paix.

Philippiens 4 v 7 « La Paix de Dieu qui surpasse toute intelligence gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus Christ… et le véritable contentement que Lui seul peut donner »

J’ai compris aussi que Dieu me parle par la Nature.
Psaume 19 v 2 : « Les cieux racontent la Gloire de Dieu ».
Il nous instruit par les animaux. Job 12 v 7 : « interroge les bêtes, elles t’instruiront ».

J’ai dû apprendre aussi qu’Il passe par des gens qui me paraissaient sans grande valeur morale ou spirituelle.

Nous avions hébergé plusieurs mois Régis, un jeune en panne dans la vie, contacté lors d’une mission sous tente. En panne dans la vie et qui s’était réfugié chez nous. J’en ai déjà parlé.

Un jour qu’il partageait ma voiture nous avons croisé un frère de l’Assemblée avec sa famille. Et bêtement je l’avoue, je lui rapportai certains griefs que j’avais contre cet homme, et sa réponse me surprit. Évidemment, il le connaissait bien moins que moi mais il me partagea tout le bien qu’il pensait de lui, et combien ce frère l’avait encouragé. Je vous avoue très simplement qu’à cet instant précis, Dieu parla à mon cœur et me dévoila ma dureté… Qui étais-je pour juger ce frère ? Un proverbe indien dit : « Avant de juger ton frère, porte pendant huit jours ses mocassins ». Que serais-je devenu si j’étais passé par les mêmes épreuves pénibles affrontées par ce frère ? Je ne sus que m’humilier…

Un matin, Régis vient me trouver :
– Frère, venez avec moi au mammouth (hypermarché nouvellement ouvert à Chaumont), il y a des meubles qu’il vous faut absolument acheter pour votre femme.

J’y suis allé doucement face à sa conviction, pour lui faire plaisir, tout en pensant intérieurement  » Mon petit gars, si tu connaissais l’état de nos finances, tu verrais la mince épaisseur des meubles que je peux offrir à mon épouse « .
A ma surprise, il me montra un canapé convertible, (hé tu as bon goût, mon grand !) et même une table basse avec des ardoises de plusieurs couleurs du plus bel effet ! Et curieusement, il insista encore lourdement :
– Il faut absolument que vous les achetiez (décidément c’est de la persécution !). Je passerai vous chercher demain matin !

Rien à répliquer, à vos ordres, monsieur Régis. Mon après-midi fut occupé à présenter l’Évangile dans un village, et en rentrant, Simone me dit :
– Tiens nous avons reçu de la visite pendant ton absence, un couple dont tu as rencontré le mari au marché, et qui ont eu à cœur de nous apporter ceci : plusieurs cartons avec de la nourriture de qualité et une enveloppe…

J’avais eu à cœur il est vrai, depuis peu, de tenir un petit stand sans prétention au marché. J’étalais sur une toile cirée par terre des bibles et livres chrétiens variés, tout en distribuant des invitations, épaulé par un frère de l’Assemblée. J »avais entre autres, contacté un homme originaire de la région, mais émigré vers la capitale, qui m’avait dit « J’ai rencontré le Seigneur il y a trois semaines. A l’occasion, je viendrai vous voir… »

L’enveloppe contenait deux mille francs de l’époque. Tiens, assez pour acheter le canapé mais pas la table basse, si jolie. Le lendemain matin, fidèle à sa promesse, Régis est là, il reste encore un convertible, et ah !! Depuis hier, la jolie table basse est soldée à 50%. Il me reste même cinquante francs que m’a demandé le voisin pour son camion.

 

André