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Évangélisation dans le train (2)

Dès cet instant, j’ai eu vraiment à cœur de présenter l’Évangile chaque fois que l’occasion se présentait. J’avais en mémoire l’épisode malheureux avec Claude, tué accidentellement le lendemain du jour où je l’avais retrouvé, pensant que j’aurais le temps plus tard de lui parler du Sauveur. Je m’équipai donc d’Évangiles et de traités présentant clairement et simplement le plan du Salut.

L’occasion m’a été donnée en particulier, lorsque par la suite, je fus amené à partager une fois par mois la Parole de Dieu dans le baraquement style cité ouvrière de la sympathique famille Mougel à Blainville-sur-L’eau.

Je faisais le trajet aller-retour en train. Un jour, je vois un jeune homme en train de lire un missel...

Évangélisation dans le train

Après ma rencontre personnelle avec le Seigneur Jésus, huit mois environ après mon retour en Algérie, je n’avais toujours pas de véhicule. J’avais sagement fait convertir mon permis militaire en permis civil dès ma reprise dans la vie active, mon patron ayant tenu sa promesse de me garder la même place dans le même bureau. Mon seul moyen de locomotion était le train.

C’est ainsi qu’un jour, j’ai à cœur d’aller visiter Jean-Marie, un vieil ami du lycée qui venait d’entrer au séminaire à Nancy pour de longues études philosophiques et théologiques. Jean-Marie avait toujours été très attiré par le domaine religieux...

Dans la rue…

En septembre 1986 je termine ma seizième année de pastorat et ma sixième année à Reims. Une ville qui me tient à cœur, où je me sens à l’aise, encouragé. Les conditions parfois difficiles n’ont pas empêché la bénédiction de Dieu sur le travail effectué.

Depuis quelques mois déjà, mon céleste « Patron » a orienté l’évangélisation dans une direction différente. Il m’a demandé d’aller dans la rue et de témoigner aux passants qui s’arrêtent. Timide de nature ; j’ai commencé ce « travail » nouveau pour moi avec Richard, un jeune de l’assemblée que le Seigneur a délivré de la drogue et qui m’a demandé le baptême quelques temps auparavant. J’ai indiqué au Seigneur que c’était un essai… Tout n’allait pas comme je le pensais.

Avant que quelqu’un ne lui parle de ...

DE SOLO A DUO (5)

Chose promise, chose due, Simone tient la promesse de m’envoyer le catalogue édité par son Église pour les prêts gratuits de films fixes et de flanellographes avec des livrets de leçons pour enfants en fonction de leur âge. Super ! J’étudie tout cela, je fais une commande de ce qui me paraît intéressant compte tenu des enfants susceptibles d’assister au culte du mercredi.

Bien sûr, au passage, je glisse amicalement quelques nouvelles de l’œuvre à Chaumont qui progresse doucement mais sûrement, me semble-t-il…

A l’époque de mes commencements dans le service, Maurice, un excellent ami de l’Institut Biblique, commençait aussi une ouvre pionnière dans un arrondissement parisien pauvre en témoignage chrétien...

Sauvé par un clochard

Une lecture de ce matin m’a interpellé.

Un ami de Charles Simon, prédicateur du 19e siècle, a découvert que même après sa retraite (suite à 54 ans de ministère) celui-ci continuait à se lever très tôt tous les jours pour prier et étudier les écritures. Lorsqu’il lui suggéra de lever le pied, il a rétorqué :  -Je devrais maintenant arrêter de courir de toute mes forces alors que la ligne d’arrivée est en vue ?

Personne ne sait réellement quand sa ligne d’arrivée sera en vue. Pour ma part, j’ai à peine 50 ans de ministère mais je réalise qu’il faut que je l’applique à raconter toutes les choses merveilleuses vécues avec mon Créateur.

Je suis au printemps 1971 à Chaumont, où j’exerce mon ministère depuis moins d’un an...

Surprises du confinement…

Josué 24 v.17 : « C’est lui […] qui nous a gardés pendant toute la route que nous avons suivie. »
Je suis très conscient, qu’à travers les circonstances de ma vie, j’ai été gardé. Gardé du découragement.

Je suis à Dellys en Kabylie, en mars 1962, pour un stage de sous-officier. Nous sommes environs 50 dans une vaste salle avec des lits à deux étages et une grande table. La promiscuité ne me gênerait pas outre mesure, s’il n’y avait la radio. Des dizaines de jeunes recrues ont un poste radio branché sur des fréquences différentes et lorsque vous rentrez dans le « dortoir », vos oreilles sont agressées par un brouhaha assourdissant.

Le Créateur nous a cependant doté d’une grande capacité d’adaptation...

Glorifier Dieu par sa mort

Hiver 1992 à Reims. Nous sommes un vendredi soir, c’est la réunion de prière à laquelle assistent des personnes qui, pour la plupart, sont des chrétiens engagés dans l’église. Aussi, dans la communion personnelle avec Dieu, ai-je préparé un message encourageant pour ceux qui se sont donnés à Christ, et combattent pour Lui dans la prière. Je suis satisfait du message reçu, il va faire du bien à l’église ! Ah, mais ce soir-là, il y a un imprévu… et je devrais toujours « prévoir l’imprévisible » …

Ce soir-là, 4 jeunes étudiants, étrangers à la foi mais curieux, viennent « voir ce que c’est »...

Dieu aime les jeunes (2)

Ah, mon frère Hallal ! Un jeune marocain de 18 ans, rencontré lors d’une distribution de prospectus dans son village entre Chaumont et Neufchâteau. La personne qui lui a parlé et l’a contacté m’avait dit : – Je suis sûr que ce jeune va venir ! Je l’ai donc attendu dans la prière.

Un dimanche, alors que le culte est commencé, un homme d’âge et un jeune entrent et prennent place au premier rang où il restait 2 places libres. Je les observe pendant la prédication. Hallal, c’était bien lui (je l’ai appris par la suite) est très attentif. Son compagnon est plus distrait, il est fort possible qu’il ait une connaissance toute relative du français.
La prédication terminée, nous allons passer à la sainte cène, le partage du pain et du vin en souvenir du Sacrifice de Chri...

Témoigner par sa vie

Il n’est pas facile d’être un témoin de Christ sur son lieu de travail où, bien entendu, notre employeur (l’État en ce qui me concernait) ne nous paye pas pour partager nos états d’âme ou notre foi. Ce n’est donc pas chose facile parce qu’on est scruté, analysé et nos paroles et nos actes sont pesés.

Dans le bureau où je travaille, il y a plusieurs fois par an, des files de personnes qui viennent régler leurs impôts. La plupart ne le font pas de gaieté de cœur (je le comprends) et il y a souvent rixes à mon guichet : « J’étais là avant vous », « Vous m’avez pris ma place ! »
Il m’est arrivé plusieurs fois, quand je suis sur le point d’exploser, de laisser un court instant la cohue mécontente et indisciplinée pour me réfugier aux WC...